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Développement durable au travail: créons-le!

Le 28 mai a eu lieu à l’UNIL la 5e journée romande des métiers de l’environnement, organisée chaque année par le Centre de formation du WWF. Près de huitante personnes y assistaient, toutes intéressées à se lancer dans la voie du développement durable. «Est-il utile d’entreprendre une formation dans le domaine de l’environnement pour décrocher un poste lié au développement durable?» La question est posée par l’un des participants à cette journée et fait mouche.

«C’est une question délicate», sourit Gilles Dana, responsable développement durable chez Switcher. L’homme est en effet passé de la logistique à ce poste sans entreprendre de formation particulière. «Je dirais que c’est d’abord une question d’expérience, d’idées et de débrouillardise.» 

La formation continue est un plus

Pourtant, les organisatrices de la journée ont distribué à chacun une longue liste de formations certifiantes en Suisse romande, allant de quelques jours à plusieurs années. «Le métier de base est déterminant, c’est sûr, admet Ingrid Fumasoli, responsable du cycle de formation conseiller en environnement du WWF. Mais la formation continue est un plus! Déjà parce que c’est à cette occasion que l’on se crée un réseau. Mais aussi parce que le domaine, pour l’instant restreint en Suisse romande, est en pleine expansion. Un papier supplémentaire sera alors bientôt un atout de taille.»

Les postes restent à inventer

Le réseau, en effet, se tisse déjà entre les participants, qui ont tous un profil différent et une expérience professionnelle qui n’a parfois rien à voir avec le développement durable. Un électricien, une éducatrice, un fiscaliste, un peintre en bâtiment, mais aussi beaucoup d’étudiants qui se cherchent un avenir «qui a du sens» (lire témoignages). Ont-ils trouvé des réponses lors de cette journée d’information? Quelques-unes, mais surtout des pistes de réflexion et l’idée, assénée par tous les intervenants, que les postes qui aideront à sauver la planète restent encore à inventer et que le développement durable ne s’imposera que par la force de conviction de ses promoteurs, leur persévérance et la politique des «petits pas».

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Olivier Renault, 44 ans, Lausanne. Ingénieur informatique employé à 40% dans un labo de réalité virtuelle à l’EPFL, comédien et directeur de compagnie théâtrale «les 100% qui restent». «Je cherche une activité pour laquelle je me lèverai avec motivation les vingt prochaines années. Responsable du développement durable dans une entreprise serait idéal. Dans le théâtre, j’ai appris à être chef de projet et j’aime le côté transversal, pas pointu mais touche-à-tout, où il faut résoudre des problèmes, relever des défis. Mais ce n’est qu’une piste. On peut faire des gestes écolos dans tous les domaines.»

 

 

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Sonia Trigui, 25 ans, Genève. Finit son MAS en biologie au Conservatoire et Jardin botaniques (un inventaire floristique des espèces de Madagascar) et y travaille à 50% en parallèle. «J’ai peur d’être trop spécialisée pour travailler dans le développement durable! Et faire une thèse ne ferait que repousser le problème. Je cherche un stage qui me permettrait de m’insérer dans la vie professionnelle ou une formation complémentaire qui me donnerait des connaissances plus générales. Sinon je me dirigerai vers l’enseignement de la biologie, mais avec un accent sur l’éducation au développement durable.»

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Jean-Pierre Fleury, 52 ans, Prangins. Chef de projets dans l’informatique, au chômage suite à un projet «tombé à l’eau». «La protection de l’environnement est une source de motivation clé. C’est là qu’on doit aller pour faire avancer la société. En tant qu’informaticien, je peux optimiser des projets environnementaux, par exemple dans le domaine de l’énergie éolienne. Je sens qu’il y a plein de projets dans les starting-blocks, qui ne demandent qu’une reprise économique pour démarrer. Je n’ai plus l’âge d’entreprendre une longue formation, mais des modules ciblés plutôt. Je suis venu aussi pour me créer un réseau.»

Un guide répertoriant plus 150 offres de formations dans le domaine de l’environnement peut être commandé sur www.sanu.ch Une liste existe aussi sur www.eco-professions.ch