Du Jeudi 16 Février 2012 19h
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au Jeudi 01 Mars 2012 21h
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Fréquences, la seule école suisse romande de médiumnité, sise à Neuchâtel, propose de former les gens sensibles à d’autres réalités aux techniques de guérison par l’énergie. Partant du principe qu’on peut être médium au même titre qu’on peut faire du piano, certains étant plus doués que les autres, l’école accueille toute personne désireuse de travailler avec l’au-delà tout en restant cartésienne.
Hannes Jacob a fondé l’école en 2005. Il la dirige et y est également enseignant. Croyant mais sans religion, il a très tôt ressenti ce monde d’énergies, mais il a tout mis de côté pour suivre des études à l’Ecole Hôtelière et dans le marketing. «Au début des années 90, je suis revenu à la méditation et j’ai senti comme une grande électricité me traverser; j’ai su que je devais devenir médium». Formé durant cinq ans et demi à l’Arthur Findlay College, en Grande-Bretagne, il est détenteur d’un certificat de «teacher» de la Spiritualists National Union (SNU).
Ça ne vous dit rien? Normal. A moins d’être versé dans le spiritualisme, peu de raisons auraient placé la SNU sur votre chemin. Le spiritualisme anglais défraie pourtant la chronique depuis longtemps. La reine Victoria, qui «communiquait» avec son défunt mari au travers d’un médium, poussa tous ses enfants à devenir spiritualistes. Winston Churchill recevait ouvertement une médium au 10, Downing Street et était un ardent défenseur du spiritualisme. Mais cet aperçu d’une longue liste de convaincus célèbres ne prouve rien…
Fréquences – qui tient son nom des différentes vitesses de la médiumnité, «rapide lors d’un contact avec un défunt, lente lors d’une transe» – accueillera sa quatrième volée en janvier 2010, dans des locaux de la Faculté des lettres de l’Uni de Neuchâtel. La formation s’étale sur deux ans, à raison d’un week-end et d’un vendredi soir par mois et coûte quelque 8600 francs. Les cours sont essentiellement pratiques, car «on sait très peu» dans le domaine des perceptions: c’est en expérimentant que l’élève apprend.
Au programme, bien sûr, le contact avec l’au-delà. «Le spiritualisme anglais insiste sur le fait qu’il faut pouvoir décrire très précisément les personnes décédées, explique Hannes Jacob. Car on doit prouver qui nous parle, reconnaître clairement notre source, pour être sûr que ce n’est pas notre mental ou les espérances du patient qui interviennent.» Reproche qu’il fait à la voyance, qu’il sépare clairement de la médiumnité. L’école dispense d’ailleurs aussi des cours de dessin académique, donnés par le seul enseignant non-médium de Fréquences. «Si un défunt nous apparaît et qu’on dessine comme un pied, il ne sera pas reconnaissable, s’amuse Hannes Jacob. On apprend alors à tracer efficacement des portraits.»
Et qui sont les quelque 75 personnes formées depuis 2005? Les trois quarts exercent une profession dans les soins, ou avec un fort lien aux autres (infirmier, médecin, psy, enseignant, etc.) La plupart ne deviennent pas «interprètes des esprits» mais utilisent leurs acquis comme un outil de plus sur leur lieu de travail. Le quart restant est composé de ceux qui le font dans une démarche personnelle, «parce qu’ils sont à une étape de leur vie où ils ont besoin de pouvoir juger leur perception».
Le sceptique imagine alors une bande de farfelus en quête spirituelle. «Je suis très cartésien», explique Hannes Jacob. Le directeur évoque un cas où il a demandé à un élève d’interrompre sa formation, car il n’était pas assez enraciné, ce qui peut causer des problèmes psychiques et physiques. «Trop de médiums ne vivent que dans leur pratique, ne font pas sport et ne se préoccupent pas de leur santé.» Lui-même collabore régulièrement avec des médecins, auxquels il n’est pas question qu’il se substitue. «Quand je suis malade, je vais consulter mon médecin et un guérisseur. L’un ne va pas sans l’autre!» Et si un médium «terre à terre» peut aider à une rémission plus rapide, le diagnostic d’un médecin «ouvert» reste primordial.
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