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La sécurité en entreprise valorisée

La Haute Ecole vaudoise d’ingénierie et de gestion (HEIG-VD) et l’Académie de Police du Chablais s’unissent pour proposer  une nouvelle formation destinée en priorité aux responsables de la sécurité au sein des entreprises. La réussite de ce parcours exigeant sera sanctionnée par l’obtention d’un CAS (Certificate of Advanced Studies), titre reconnu au niveau européen. Une formation en emploi ouverte aux professionnels désireux d’obtenir une reconnaissance académique.

 

Le nouveau Certificat en Gestion stratégique de la sûreté en entreprise – le seul diplôme de ce type en Suisse – est né de la rencontre deux hommes, de deux univers aussi. L’Académie de Police, conduite par Alain Bergonzoli, apporte toute sa crédibilité à une formation axée sur la sûreté et la sécurité. Quant à la Haute Ecole, représentée par Fabien Loi Zedda, doyen du département de la formation continue, elle lui donne la structure imposée par le monde universitaire.

Un titre reconnu

«Il y a trois ans, raconte le lieutenant-colonel Bergonzoli, une multinationale s’est approchée de l’Académie avec une demande originale: offrir un cours aux responsables de la sécurité. J’ai trouvé l’idée séduisante et j’ai imaginé une nouvelle formation. Les exigences de la profession sont, en fin de compte, très proches des prérogatives d’une police d’Etat efficace. Un directeur de la sécurité intervient aussi bien dans le domaine de la prévention que de la dissuasion.»

Les mois passent et le bouche à oreille fonctionne. Les demandes affluent. Il fallait donner corps à cette formation, lui assurer une pérennité avec, à la clé, un titre reconnu. C’est alors que Fabien Loi Zedda, le professeur, propose à son ami de créer un nouveau cursus, validé cette fois-ci par le système de Bologne, en vigueur dans les universités européennes.

Renforcer des compétences

Le parcours proposé aujourd’hui se compose de plusieurs modules – aspects juridiques, gestion de crise, politiques sécuritaires, etc. – conduits par des professionnels qui ont pignon sur rue. Cette formation «vise à renforcer des compétences dans plusieurs domaines – juridique, conceptuel, contractuel, stratégique, institutionnel – et s’adresse aux responsables de la sécurité en entreprise, à des conseillers spécialisés dans la protection des données, à des juristes».

Et quelles sont les conditions d’admission? «Pour satisfaire aux exigences académiques, précise Fabien Loi Zedda, nous ne pouvons pas ouvrir les portes à tout va. Les personnes qui s’inscrivent doivent posséder un bagage universitaire ou alors justifier d’un parcours professionnel de haut vol.

Je crois beaucoup à la validation des acquis par l’expérience.

Malheureusement, ce processus de certification, prévu pourtant par Bologne, n’est guère appliqué. Les choses vont sans doute changer avec la nouvelle loi sur la formation continue.» Cela signifie-t-il que les candidats qui suivront le cours dès ce printemps ont un profil d’exception? «Ils possèdent tous en effet un CV impressionnant. Et je suis persuadé qu’ils renforceront leurs compétences et sortiront enrichis de cette aventure.» Voilà qui est rassurant. Dans une année, nous pourrons enfin dormir sur nos deux oreilles.


Le CAS propose cinq modules suivis d’un travail personnel. La formation est dispensée en 35 jours pendant une période de 12 mois. La première volée est convoquée le 20 avril 2012 à l’Académie de Police de Savatan.

www.cas­-securite.ch | www.academie-­de-­police.ch | www.heig-vd.ch