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Les grands dominent le marché de la formation continue

La branche peut encore croître, mais les petits prestataires sont obligés d’innover. C'est en tout cas ce que révèle l’enquête menée en 2010 par la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) auprès des instituts de formation. Le marché est de plus en plus dominé par les grands prestataires. La lutte pour dominer le marché met les petites institutions au défit d’innover et de se démarquer par un haut niveau de qualité.

 

 

Depuis 2007, la FSEA publie annuellement une enquête sur les instituts de formation. En 2010, 248 institutions ont participé au «sondage», ce qui représente 20% de l’ensemble des prestataires en Suisse. L’attention s’est portée sur la situation actuelle de ces institutions et sur leur façon d’appréhender les tendances du marché. La branche fait preuve d’assurance dans l’ensemble et estime évoluer avec succès dans un environnement de haute qualité qui produit un large éventail de prestations. Le degré de saturation est élevé mais permet encore une croissance, autant qualitative que quantitative. Le marché est de plus en plus dominé par les grands prestataires. La lutte pour la conquête du marché a des effets sur les «petits», qui ne peuvent survivre qu’avec des produits de niche, en assurant un haut degré de qualité et d’innovation.

Diplômes officiels

Les titres reconnus par la Confédération génèrent une forte demande. Les formations validées sur le plan international – tels que les bachelors et les masters – sont aussi valorisées. Les certificats «maison» par contre perdent continuellement du terrain. Une tendance apparaît également: la validation individuelle des acquis. L’abondance des offres et des titres tend à rendre le marché peu transparent.

Peu de subventions

La plupart des prestataires privés de formation continue assurent pratiquement seuls le financement de leurs offres. Ceci vaut aussi pour la majorité des prestataires publics. 40% des institutions publiques et 60% des institutions privées reçoivent moins de 10% de fonds de la part de la Confédération, des cantons ou des communes. Des différences régionales apparaissent. Ainsi, les prestataires romands et tessinois reçoivent davantage de soutien des pouvoirs publics que leurs collègues de Suisse alémanique. En outre, les institutions latines réclament plus de soutien en faveur des personnes peu qualifiées.


Prestataires de formation continue | Statistiques 2010

Contact: Urs Hammer, responsable du projet  | 044 319 71 75 | urs.hammer@alice.ch