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Prendre plaisir et se former dans tous les domaines

La 8e édition du Festival de la formation, organisée par la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) et patronné par l'UNESCO, se déroulera les 9 et 10 septembre 2011 dans tout le pays avec le slogan «Réservé aux curieux». De nombreux ateliers seront mis sur pied en Suisse romande. L’occasion pour tous de découvrir ou de redécouvrir les joies de l’apprentissage.

 

 

Des ateliers de langues, de développement personnel, d’artisanat ou de cuisine: pendant deux jours, le 8e Festival national de la formation propose un programme de formations aussi riche que varié. Organisatrice de la manifestation, la Fédération suisse pour la formation continue a pour objectif d’atteindre un public qui ne serait pas forcément intéressé par des offres de formation continue standard. Pour le coordinateur du Festival dans le Nord vaudois, Olivier Poletti, «la formation continue n’est pas réservée à une élite, à un employeur ou à ceux qui suivent déjà des cours». Il nous livre son point de vue sur la question.

Quand on évoque la formation, on a souvent à l’esprit des cours très scolaires…

On est bien loin de cela ! Pour moi, la formation continue est la méthode la plus efficace pour faire temps qui passe une embellie. C’est le meilleur moyen d’évoluer en se bonifiant. Tout le monde en fait sans s’en rendre compte. Tester une nouvelle recette de cuisine peut être considéré comme de la formation continue. Après réalisation, la personne a acquis de nouvelles compétences qu’elle pourra mettre en pratique.

Ne parle-t-on pas plutôt de loisirs?

La notion de loisir apparaît dès le moment où il y a du plaisir. Toute formation peut donc être un loisir. Se rendre à la piscine n’est pas forcément une formation. Elle le devient si on y va pour apprendre à nager. Dès le moment où il y a un transfert de compétences, on peut alors parler de formation.

Les méthodes d’enseignement ont-elles changé?

Nous cherchons sans cesse à diversifier les approches, les thématiques et les matières pour permettre une meilleure appropriation du contenu.

Un cours essentiellement théorique ne séduit plus. Il faut l’associer à la pratique, au toucher, à du visuel.

Varier les méthodes reste le meilleur moyen d’apprendre. Pendant le festival, je propose un atelier sur les vertus du café. Les participants découvriront non seulement toute la chaîne de fabrication du café mais aussi ses composants et les moyens de le consommer. Nous mettrons ensuite ces connaissances en pratique en effectuant une torréfaction, suivie d’une dégustation de différents cafés. On valide ainsi des acquis théoriques sans s’en apercevoir. 

Quand devrait-on songer à suivre une formation continue?

Il n’y a pas d’âge pour apprendre. Lors du Festival de la formation de l’année dernière, nous avons eu des enfants de 6 ans, accompagnés de leurs grands-parents. Tous âges confondus, les participants ont pour la plupart fait preuve d’un enthousiasme qui les a eux-mêmes surpris. Ces journées permettent de rencontrer d’autres participants, de découvrir des parcours différents et de se rendre compte qu’ils n’étaient pas seuls. Ils ont osé essayer de nouvelles choses, comme la danse ou la poterie. Ils se sont alors retrouvés en situation de réussite  et ont eu envie d’y donner suite. 

Que diriez-vous à une personne qui hésite à participer à ce festival, qui doute de l’importance de la formation continue?

Qu’il faut prendre en main le volant de sa vie. Le plus difficile reste d’enclencher le moteur, de mettre en mouvement la voiture. La curiosité reste un formidable moteur. Plus on apprend, plus on a envie d’apprendre. C’est comme le café, ça peut être addictif (rires).


Le principe du festival est de proposer une palette de cours gratuits dans un cadre festif.

Programme complet

Programme dans le Nord vaudois

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