Du Jeudi 16 Février 2012 19h
au Jeudi 16 Février 2012 22h
Du Jeudi 01 Mars 2012 19h
au Jeudi 01 Mars 2012 21h
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Odyssee Riviera est une petite entreprise de l’Est vaudois en tout point semblable aux PME classiques mais dont les activités se déploient dans un monde fictif ou, pour mieux dire, «parallèle». Elle est l’une des 43 entreprises d’entraînement de Suisse actives dans le secteur de l’économie. Si son organisation correspond à celle d’une vraie société, Odysee Riviera n’a qu’un seul objectif: améliorer l’employabilité des stagiaires qui y travaillent.
Mercredi 9 juin 2010. Une collaboratrice m’accueille, sourire aux lèvres. Elle me propose un café. Une pancarte prévient : «Ne pas oublier de timbrer.» Les employés s’affairent devant leur écran d’ordinateur. Cette entreprise fait-elle de l’import-export? Commerce-t-elle avec la lointaine Cipango? Vend-elle des forfaits téléphoniques, des scoubidous ou des ratons laveurs? A vrai dire je n’en sais rien. Mais l’ambiance y est. Ce sont des bureaux semblables à mille autres bureaux de ce pays. On vend, on achète, on facture. «En fait, tout se passe comme dans la vraie vie, précise Anne Flückiger, la directrice de ces lieux.
Les employés des vraies entreprises ne voient pas non plus la marchandise et la gestion des stocks est aussi virtuelle qu’ici.
Virtualité, jeu de rôle: Anne Flückiger n’aime pas ce vocabulaire. «Ces mots sous-entendent que nous jouons et évoluons dans un monde totalement factice. Or, le travail que réalisent nos stagiaires n’a rien de virtuel. A la fin de leur séjour – qui dure en moyenne trois mois – les personnes les plus motivées et qui s’investissent ressortent avec un savoir faire, apprennent à travailler en équipe et peuvent intégrer le monde du travail avec un vrai bagage expérientiel.»
Odyssee Riviera est une entité divisée en plusieurs secteurs: achat, vente, marketing, comptabilité, etc. Les personnes qui intègrent cette structure sous l’impulsion d’un conseiller des offices régionaux de placement (ORP) ont souvent un projet professionnel. Elles ne passent donc pas obligatoirement dans tous les départements. C’est une occasion pour chacun de tester ses compétences, ses envies et de reprendre confiance en soi.
Outre les activités commerciales qui sont proposées, les participants ont également du temps pour leur formation continue (langue, suite bureautique) et la recherche d’emploi (élaboration d’un CV, rédaction d’une lettre de motivation). A la fin du stage, ce n’est pas un diplôme, mais bien un certificat de travail qui est délivré.
Les 5500 entreprises de pratique commerciale réparties dans le monde fonctionnent toutes selon le même schéma. En Suisse, ce type de structure est une mesure de marché du travail visant à lutter contre le chômage. Et pourquoi le modèle n’évolue-t-il pas? Tout simplement parce que ça marche. Comme dit le vieil adage : «C’est en forgeant qu’on devient forgeron.»
Centrale suisse des entreprises d'entraînement
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